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À la une de l'Antivol
Mots interdits, made in USA
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On le sait mais mieux vaut l’avoir sous les yeux. Voici donc, afin de s’en souvenir toujours, les mots interdits par les kakistocrates d’outre-atlantique. La première liste est en traduction française, la seconde dans l’original américain. Les sources sont en fin d’article.Un milliard pour les « sales connes »
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On lira ici la réaction d’un collectif qui n’a pas du tout apprécié les grossièretés publiques de la « Première Dame » en décembre dernier. La réponse est claire, ferme, argumentée et on peut s’y associer en fin d’article
Du féminisme matérialiste à la théorie générale de l’exploitation en passant par Peter Pan, les poireaux et l’Everest…
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Avez-vous entendu parler de la revue féministe et libertaire Casse-Rôles ? Pour vous inciter à vous y intéresser (et peut-être à vous y abonner – « à prix libre »), nous reprenons ci-dessous l’article qui ouvre le dossier « Les femmes et le travail » de leur dernière livraison trimestrielle, n° 34, novembre 2025-Janvier 2026.Le Double, voyage dans le monde miroir
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Voici, par l’autrice de l’inoubliable Sratégie du choc, un nouvel ouvrage prenant, intelligent, qui traite d’une multitude de questions anthropologiques, politiques et de société, aussi cruciales qu’emmêlées. On en trouvera un bon résumé dans la 4ème de couverture reproduite ci-dessous.
Jujitsuffragettes, les Amazones de Londres
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Cette BD, offerte par un ami et lecteur assidu de L’Antivol (blog et version papier !), a toute sa place dans notre médiathèque radicale. Publiée en 2020 aux éditions Delcourt, elle raconte un combat féministe méconnu, oublié, qui aura pourtant contribué à une première adoption du droit de vote des femmes britanniques (de plus de 30 ans) en 1918. On en lira la préface, intitulée « Autodéfense ! », rédigée par la philosophe et militante Elsa Dorlin. Un aperçu de la BD proposé par l’éditeur est en lien en fin de billet.
Les leurres postmodernes contre la réalité sociale des femmes
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Par Vanina
Publié en 2023 aux éditions Acratie, l’ouvrage de Vanina met les pieds dans le plat à propos des théories « queer » et intersectionnelles en vogue dans les milieux militants aussi bien que dans les politiques néolibérales relatives aux « minorités » de genre. L’autrice, actrice de longue date de la lutte féministe matérialiste et antipatriarcale, propose une analyse critique des théories postmodernes qui se déploient depuis les années 1980. En promouvant les libertés individuelles au détriment de la lutte des classes, le sociétal plutôt que le social, l’identitaire plus que le collectif, ces théories tendent à invisibiliser – et même à marchandiser – les femmes et leurs réalités sociales. On lira ci-dessous un extrait de ce livre documenté, argumenté et courageux qui devrait donner à réfléchir à tout un chacun.e, militant.e ou non…
La Subsistance. Une perspective écoféministe
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Par Veronika Bennholdt-Thomsen et Maria Mies
Grâce à nos amis des éditions La Lenteur, La Subsistance vient – enfin ! – d’être publié en français. Cet ouvrage, qui s’efforce de « tenir ensemble », théoriquement et pratiquement, « la question féministe, la question écologique et la question économique » devrait passionner toutes celles et ceux que concerne l’invention collective d’une sortie du capitalisme productiviste. On en trouvera ci-dessous quelques extraits, tirés de l’avant-propos à cette édition française et de l’introduction d’origine. Trop brefs, ils donnent néanmoins un bon aperçu du livre où se conjuguent avec intelligence et humanité idées de fond et récits de vie...
À propos de « La fin de l’amour. Enquête sur un désarroi contemporain » d’Eva Illouz
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Par Ariane Randeau
La « destruction des liens sociaux » et l’installation d’une incertitude généralisée sont au cœur de nos sociétés contemporaines. C’est le point de départ du travail de la sociologue Eva Illouz dans son remarquable ouvrage La fin de l’amour (Seuil, 2020). S’intéressant depuis plus de vingt ans à une sociologie des émotions et des relations amoureuses et sexuelles, elle analyse dans ce dernier opus les caractéristiques de ce qu’elle nomme le « non-amour ». Phénomène social non majoritaire mais en plein essor du fait de la montée historique de revendications autour de l’autonomie affective, il se définit par le refus de tout engagement des personnes au nom de la liberté. Ce qu’examine donc la sociologue, ce sont les mécanismes psychologiques, sociaux, économiques et politiques qui font que des personnes arrêtent une relation, passent d’une relation à une autre ou refusent, consciemment ou non, d’en entamer une (sexe sans lendemain, sexe occasionnel, etc.).
Les Brèves du Satirique, mai 2021
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Par Le Satirique
L’un des membres de L’Antivol a l’esprit caustique. Sous le nom du « Satirique », un pseudo obligé pour raisons professionnelles, il nous livre ci-dessous sa quatrième série de « brèves », drôles et incisives, consacrées cette fois à l’argent public et à l’alimentation en temps de Covid. L’accès aux précédentes livraisons est, comme d’habitude, au bas de l’article.
« Aucune d’entre nous n’a peur ! ». Chants et luttes féministes en Pologne, Mexique et France (2019-2020)
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Par Lou Hubert
Lorsqu’elle est porteuse de protestation, la chanson a souvent pour objectif de provoquer un choc moral à celui ou celle qui l’écoute. Son histoire sociale montre qu’elle participe à l’expression de l’action collective, à la manifestation d’une appartenance commune au monde et à la conscientisation d’une domination qu’il s’agit de renverser pour s’émanciper.
Donner à voir et à entendre la parole des femmes dans l’espace public, telle est la force des trois chansons présentées dans cet article. Qu’il s’agisse de l’avortement en Pologne, des féminicides au Mexique et des retraites en France, ces chants se sont tous élevés en 2019-2020 et ils illustrent une nouvelle fois le caractère international de la lutte pour les droits des femmes. Cette dimension internationaliste se traduit par certains éléments communs aux trois chansons : le chant choral qui fait prévaloir un « nous » et un « je » universel et intemporel ; les paroles qui retournent la domination par l’expression d’une puissance féminine ; la figure du poing levé comme geste rituel symbolique du combat politique.
Lors d’une précédente action contre les fabricants de pesticides, ciblant BASF, le communiqué des organisations s’achevait ainsi : « Notre colère ne s’éteindra pas sans changement profond. Nous invitons paysan·nes et habitant·es à poursuivre cette mobilisation, à converger sur les autres sites de production de pesticides et à interpeller les institutions complices de ce modèle destructeur et meurtrier. C’est ensemble que nous pourrons construire une agriculture vivante et débarrassée des poisons chimiques. » D’où l’action du 3 octobre prochain, ciblant cette fois Syngenta.