Libertà, photos corses
Dans la Médiathèque radicale de L’Antivol, il manquait un médium pourtant fort usité et populaire : la photographie. L’oubli est désormais réparé, grâce à cette mini-série corse, en noir et blanc ou couleurs, de Lou Hubert. Prises en mai-juin 2022 d’un bout à l’autre de l’île de Beauté, en pleine chaussée ou à un croisement de routes, sur un mur de village, de ville ou de couvent abandonné, ces photographies illustrent une constance de plus de deux siècles et demi, du fondateur de la République corse Pasquale Paoli aux figures contemporaines – vivantes ou défuntes – de l’autonomie et de l’indépendance. Et pour compléter ces vues de l’aspiration à la « libertà », aussi bien que se libérer des clichés qui encombrent et obscurcissent tant d’esprits îliens ou continentaux, on lira L’autre Enquête corse (L’aube, 2019) de Jean-François Bernardini, le chanteur et auteur-compositeur du groupe I Muvrini. Le fil interprétatif suivi dans cet essai, bien résumé dans son sous-titre « Le trauma Corsica-France », s’avère on ne peut plus salutaire…

En Creuse comme dans tant d’autres endroits de France ou du monde, le combat antiproductiviste se poursuit inlassablement…
Journaliste au Postillon, l’auteur nous a transmis son dernier opus dont on lira ici un extrait synthétique, suggestif et… éminemment sympathique !
L’Antivol ne pouvait manquer de rendre hommage à Edgar Morin, tout récemment disparu. Parmi tant d’écrits à lire ou relire, nous avons choisi un chapitre de son ouvrage Les stars, publié en 1957. On y appréciera tout particulièrement la limpidité et la postérité des réflexions sur le cinéma et l’objet-star de cet humaniste radical. Qui, de nos jours et dans tant de domaines d’activités, ne se rêve pas ou ne se croit pas « star » ? Une vraie pandémie…
La sortie en France, fin février dernier, du film de Raoul Peck « Orwell 2 + 2 = 5 » (fort intéressant même si ce n’est pas son meilleur…) peut être l’occasion de lire ou relire l’opus majeur d’Orwell. En voici les premières pages qui fixent bien le cadre…
Face à la guerre il est capital de prendre ses distances, concrètement et conceptuellement. Ne jamais demeurer rempli, abêti par les stéréotypes qui empêchent de penser et de vivre. Nous l’avions déjà proposé grâce à Roger Caillois et ses réflexions comparatives sur la guerre dans les sociétés modernes et la fête dans les sociétés traditionnelles,