Libertà, photos corses
Dans la Médiathèque radicale de L’Antivol, il manquait un médium pourtant fort usité et populaire : la photographie. L’oubli est désormais réparé, grâce à cette mini-série corse, en noir et blanc ou couleurs, de Lou Hubert. Prises en mai-juin 2022 d’un bout à l’autre de l’île de Beauté, en pleine chaussée ou à un croisement de routes, sur un mur de village, de ville ou de couvent abandonné, ces photographies illustrent une constance de plus de deux siècles et demi, du fondateur de la République corse Pasquale Paoli aux figures contemporaines – vivantes ou défuntes – de l’autonomie et de l’indépendance. Et pour compléter ces vues de l’aspiration à la « libertà », aussi bien que se libérer des clichés qui encombrent et obscurcissent tant d’esprits îliens ou continentaux, on lira L’autre Enquête corse (L’aube, 2019) de Jean-François Bernardini, le chanteur et auteur-compositeur du groupe I Muvrini. Le fil interprétatif suivi dans cet essai, bien résumé dans son sous-titre « Le trauma Corsica-France », s’avère on ne peut plus salutaire…
Cette tribune, cosignée par plus de 80 librairies indépendantes, s’inscrit dans le cadre de la campagne d’actions « Désarmer l’Empire Bolloré » lancée en juillet 2024. Aucun État, aucun milliardaire ne doivent être mis en position de fabriquer, contrôler les imaginaires…
Il y a quelques semaines, L’Antivol a proposé au collectif « Pas d’enfant à la rue » un entretien sur le combat mené depuis maintenant plus de dix-huit mois. Deux de ses membres ont bien voulu prendre de leur temps pour nous répondre.
Ce tract, signé en août 1925 par les surréalistes, le groupe d’obédience communiste Clarté et les membres des revues Correspondance et Philosophies, constitue la première prise de position politique des surréalistes sur la scène internationale. S’il fait suite à l’engagement de la France dans la guerre du Rif, conflit colonial au Maroc, il remet plus généralement en cause l’hégémonie de l’Occident et le sentiment patriote. (Exposition « Surréalisme », Centre Pompidou, 4 septembre 2024 – 13 janvier 2025)
On affirme ici et là que sa peinture des mœurs bourgeoises du XIXe siècle nous est un miroir tendu à travers le temps pour peu que nous sachions encore le reconnaître. Cette nouvelle, qui nous parle de la division des classes, des objets du paraître, de l’endettement, en est une brillante illustration