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Sur « Les lumières sombres »

Fidèle lecteur et auteur de L’Antivol, Gilles nous offre ici ses notes de lecture du livre d’Arnaud Miranda « Les Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire », publié en janvier 2026 dans une coédition Gallimard-Le Grand Continent. Une synthèse précieuse et… édifiante !

Par Gilles

Fidèle lecteur et auteur de L’Antivol, Gilles nous offre ici ses notes de lecture du livre d’Arnaud Miranda « Les Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire », publié en janvier 2026 dans une coédition Gallimard-Le Grand Continent. Une synthèse précieuse et… édifiante !

Liquidation des fonctionnaires, contrôle des grands médias, mise au pas de la justice, privatisations à outrance, notre Président-PDG semble bien contaminé par l’idéologie des néoréactionnaires qui conseillent Trump aujourd’hui. Parce qu’elle bave fort sur l’Europe avec l’aide des Stérin et autres Bolloré, il est urgent de connaître la philosophie de cette nébuleuse qui entend se débarrasser de la démocratie.

Introduction. Un mauvais scénario

Si les visions de notre planète dans les romans de science-fiction nous semblent souvent bien lointains, il est urgent de se rendre compte qu’il y a aujourd’hui plusieurs penseurs soutenus par des milliardaires et des scientifiques californiens qui professent une idéologie redoutable jusqu’à la maison blanche, et pas que. Si Trump a signé plus de 200 décrets présidentiels en deux mois après sa seconde accession à présidence, par-delà la sidération provoquée, il faut se rendre compte qu’il y a une certaine cohérence, et un certain nombre d’idéologues bien placés, derrière cette avalanche. Parmi eux par exemple Curtis Yarvin qui professe depuis 10 ans la nécessité d’une monarchie – le monarque serait un PDG – et la liquidation de toute démocratie.

1. Une cartographie des droites américaines

Il est nécessaire de préciser qui se cache derrière les termes usuels de « conservateurs », « réactionnaires » ou « libertariens ».

Conservateurs, réactionnaires et libéraux. Il existe de grandes différences entre les idéologies dites « de droite ». Les conservateurs, défenseurs du statut quo et des valeurs traditionnelles, s’accommodent du régime en place, même s’ils critiquent certains aspects de la modernité. Les réactionnaires par contre veulent renverser le régime de la démocratie libérale pour établir un ordre traditionnel légitime. Les libéraux forment une catégorie hétérogène ; si tous se contentent du régime actuel, certains ont des propositions plus sociales quand d’autres se rapprocheraient plus des conservateurs ; tous craignent les propositions de la gauche.

Le renouveau de la droite américaine à la fin des années 2000. Suite aux attentats du 11 septembre, une tendance néoconservatrice se développe, favorable à l’interventionnisme par exemple en Afghanistan et en Irak, pour propager les valeurs du « bien », celles de l’Amérique, face au « mal », toutes les autres. Propulsé entre autres par Richard Spencer et Steve Bannon, ce courant nommé « alt-right » pour « droite alternative », a beaucoup influencé la première élection de Trump en 2016. Évacuant le conservatisme classique il a permis la naissance de deux nouveaux courants, le postlibéralisme et la néoréaction. Les premiers cherchent à refonder un ordre politique axé sur la religion chrétienne ; ils ne s’accommodent plus de la démocratie libérale. La néoréaction naît dans le sillage du libertarianisme.

Les libertariens. D’abord venue d’Europe la philosophie libertarienne, axée sur la défense de l’individualisme, se développe surtout aux USA après la seconde guerre mondiale. Hans-Herrmann Hope en est l’un des grands défenseurs actuels. Il développe un culte du capitalisme et de la propriété privée et une détestation de la démocratie libérale. Convaincu que l’État est absolument inutile – il se dit « anarcho-capitaliste » – il suggère que s’il fallait toutefois garder un État, la monarchie serait le plus approprié. Patri Friedman, petit-fils de l’économiste Milton Friedman, suggère la création de micro-États débarrassés de la démocratie (voir L’Antivol du 30 novembre 2025 à propos du livre « Le Capitalisme de l’apocalypse »). Ces positions permettent l’émergence d’une pensée plus clairement réactionnaire : si l’État n’est pas acceptable il faut le renverser pour le remplacer par autre chose.

La néoréaction. Plus qu’une école de pensée, il s’agit d’une constellation d’intellectuels qui se développe grâce à des blogs et des forums numériques à partir de la fin des années 2000. Si plusieurs courants coexistent, ils convergent sur cinq points particuliers :

  • La conviction qu’il existe des « hiérarchies naturelles » reposant sur des critères sociaux, raciaux et sexuels.

  • Un « pessimisme anthropologique » à propos de la violence qui serait une composante obligée des sociétés humaines. Ils sont partisans de l’ordre et considèrent que la notion de justice sociale est simplement idéaliste et trompeuse.

  • Une « détestation absolue de la démocratie », source de corruptions par des élites et incapable d’assurer la sécurité et la prospérité de la population.

  • Un « droit à l’exit », c'est à dire la possibilité pour chacune et chacun de quitter l’État s’il ou elle ne s’y plait pas et d’aller chercher ailleurs ; cela pour compenser la fin des droits politiques. La monarchie néoréactionnaire ne conçoit pas ses membres comme des citoyens mais comme les clients d’un service.

  • Un « optimisme à l’égard de la technologie ». Pour certains de ces auteurs le développement des techniques serait même une voie vers un futur transhumaniste.

2. Une brève histoire de la néoréaction

On peut distinguer deux périodes dans la naissance de la néoréaction. De 2006 à 2012, les échanges proviennent principalement du courant post-libertarien. Un internaute très provocateur se distingue déjà, Curtis Yarvin. Grand défenseur des hiérarchies il s’en prend particulièrement aux intellectuels universitaires et aux médias mainstream. Dans un « Manifeste formaliste » il synthétise déjà les idées néoréactionnaires et suscite l’intérêt de la droite numérique. De 2012 à 2014 les choses s’accélèrent nettement en particulier sous l’influence du philosophe Nick Land, auteur notamment d’une série d’articles appelée « Les lumières sombres (The Dark Enlightenment) ». Le nombre de blogs néoréactionnaires explose littéralement à partir de 2012. Dès lors une stratégie d’unification du mouvement et de caractérisation de ses différentes composantes se met en place.

De 2015 à 2025 c’est le saut de l’internet aux sphères du pouvoir. S’il est critique de l’alt-right jugée ethno-nationaliste et qui a joué un grand rôle dans l’accession de Trump au pouvoir en 2016, la mouvance néoréactionnaire se réjouit tout de même de cette élection. Yarvin sera alors l’artisan de la mise en place d’un réseau au sein des élites républicaines. Aidé par deux milliardaires, Peter Thiel et Marc Andreessen, Yarvin se rapproche de figures montantes de la droite comme J.D.Vance. Présenté comme un proche conseillé de Trump, Yarvin est à l’origine de la politique vis-à-vis de l’Ukraine ou du plan pour Gaza, ou bien encore de l’ultra-présidentialisme.

Le rôle de l’internet a été et reste essentiel dans le développement de la constellation néoréactionnaire. Utilisant toujours l’anonymat, la pensée néoréactionnaire a tout de suite un caractère subversif et antisystème. La culture numérique est très utilisée dans leurs échanges sur Twitter, par exemple par des références à Matrix, à Star Wars ou encore au Seigneur des anneaux. Les mèmes sont également très utilisés. Une stratégie se met en place à partir de recommandations comme « le passivisme : n’agissez pas tant que ce n’est pas le moment d’agir » et la suggestion de tout un « code de conduite » pour se protéger des médias « académiques et bureaucratiques ».

3. Le pamphlétaire : Curtis Yarvin

Avec son rôle central dans la constellation néoréactionnaire, Curtis Yarvin est certainement celui qui a aujourd’hui le plus de liens avec le monde politique.

Il doit beaucoup sa popularité et sa célébrité à un style d’écriture très particulier abordant des thèmes sérieux avec un langage familier et souvent ironique, alternant entre des textes longs et des poèmes, très bien adaptés au format blog. Yarvin est d’abord un libertarien déçu. Il retient de la philosophie libertarienne la détestation de l’État et l’idée de mettre l’individualisme au centre de la réflexion politique ; ce sont les ressentis individuels qui doivent permettre d’analyser les processus économiques et sociaux. Toutefois Yarvin considère que les libertariens ne prennent pas assez en compte la question du cadre politique permettant de passer au monde libre qu’ils désirent. Il se réclame de Thomas Carlyle, écrivain britannique du 19ème siècle, royaliste professant l’ordre contre l’anarchie.

Le formalisme de Yarvin utilise d’abord la critique de ce qu’il nomme « la Cathédrale », composé de l’ensemble des fonctionnaires, y compris ceux qui sont à la tête de l’État et tous ceux qui travaillent pour lui, dans les universités, la grande presse et les ONG, c'est-à-dire tout ce qui contribue à maintenir en vie la démocratie. La Cathédrale doit d’abord être détruite. Il propose de remplacer l’État actuel par une entreprise souveraine dirigée par un PDG agissant comme un monarque, une sorte de Trump amélioré. Les notions d’Égalité, de Paix, de Justice sociale et de Communauté sur lesquelles s’appuient les démocraties occidentales sont les poisons instillés par la Cathédrale dont il faut se débarrasser.

Pour y parvenir Yarvin recommande de profiter des opportunités nouvelles offertes par l’ère numérique. Après s’être débarrassé de tous les fonctionnaires et de tous les salariés des organismes financés par l’État, il convient de « trouver le meilleur PDG du monde et de lui donner la mainmise complète sur le budget, les politiques publiques et le personnel ». Pour y arriver il faut former dans l’ombre une élite intellectuelle qui saura agir le moment venu.

Yarvin est à l’origine de l’idée que Trump devrait donner carte blanche à la Russie sur toute l’Europe pour éliminer le libéralisme sur le vieux continent qui pourrait alors devenir « un laboratoire de la réaction » ; il propose aussi une solution pour le conflit à Gaza : les Gazaouis pourraient recevoir des parts dans « l’entreprise Gaza » en compensation de leur expulsion. Fidèle à la stratégie « passiviste », la contre-élite intellectuelle formée par Yarvin est arrivée à la Maison Blanche.

4. Le philosophe : Nick Land

Bien différent de Yarvin, Nick Land vient de l’extrême gauche révolutionnaire européenne. Admirateur de Bataille, Deleuze et Guattari, convaincu comme eux que l’évolution du capitalisme le mène à sa propre perte, il s’en distingue complètement quant aux suites de cette évolution. Alors que ces auteurs y voient une bonne raison de combattre ce système pour le remplacer par un autre social et démocratique, Land pense qu’il faut accélérer cette destruction pour faire advenir une race supérieure. Il serait donc vain de chercher une meilleure solution que le capitalisme, considéré comme indépassable. Féru de sciences fiction, il s’agit pour Land d’accélérer le développement capitaliste de la technologie pour « avorter la race humaine » et remplacer la civilisation actuelle par une autre basée sur le transhumanisme et le cyborg. La tâche des forces révolutionnaires est de travailler à la destruction de la civilisation pour accomplir un passage à un « machinisme postbiologique ».

À partir de 2012 Land se rapproche des idées néoréactionnaires. Il s’y associe sur l’idée que la démocratie et les conceptions égalitaristes freinent le développement du capitalisme et empêchent ainsi l’accélération qui doit mener à la révolution cybernétique. Si les idées de Yarvin concernant la destruction de la Cathédrale l’intéressent, elles ne constituent qu’un moyen, une étape vers des buts ultérieurs.

Après avoir séjourné en Chine, Land considère que des villes gigantesques comme Shanghai, Taipei, Hong Kong ou Singapour sont des véritables laboratoires de l’accélération désirable, réalisant un technocapitalisme alors que les centres-villes américains sont abandonnés à la barbarie et la criminalité.

5. La galaxie NRx : Spandrell, BAP, Zero HP Lovecraft.

De nombreux blogueurs se sont glissés dans la galaxie néoréactionnaire. Trois d’entre eux s’intéressent beaucoup à la question de la biologie.

Spandrell et la critique du « bioléninisme ». Se décrivant comme un occidental expatrié en Chine, ce blogueur très actif entend compléter les thèses de Yarvin sur l’idéologie des démocraties occidentales. Pour Spandrell, le léninisme, en fondant une classe dirigeante composée d’individus issus de classes naturellement inférieures, joue le même rôle que la Cathédrale : alors que les responsabilités devraient être confiées aux personnes naturellement supérieures, l’idéologie progressiste du léninisme réalise une sélection artificielle de groupes moins performants ; d’où l’expression de bioléninisme. À l’inverse, Spandrell a des propositions eugénistes permettant d’encourager exclusivement la reproduction des élites.

Bronze Age Pervert (Costin Alamariu). Recommandé par Yarvin et Peter Thiel, Alamariu a émigré de Roumanie avec sa famille aux USA en 1990. Il a soutenu une thèse de philosophie politique de l’université de Yale en 2015. Il recommande de produire une élite performante par sélection du patrimoine génétique des individus reproducteurs. Les démocraties des sociétés occidentales réduisent l’homme au rang d’insecte en épuisant la volonté de se perfectionner. Très proche des positions fascistes, Alamariu recommande aux hommes de cultiver leur instinct de conquête, de prendre soin de leur corps et de leur santé, de se préparer à la lutte et à la guerre, et de mépriser les femmes qui ne doivent servir qu’à la reproduction.

Le transhumanisme de Zero HP Lovecraft. Auteur de science-fiction, Zero HP Lovecraft publie des nouvelles sur son blog à partir de 2018. Il se revendique clairement néoréactionnaire. À travers ces nouvelles il professe un accélérationnisme qui par des puissances algorithmiques doit nous conduire à une existence supérieure lavée des faiblesses de notre humanité.

6. Les entrepreneurs : Peter Thiel et Marc Andreessen

Les ténors de la néoréaction bénéficient du soutien financier de divers milliardaires dont les deux principaux sont Peter Thiel et Marc Andreessen.

Peter Thiel. Cofondateur de PayPal, investisseur important de Facebook, créateur de Palantir, Peter Thiel utilise sa fondation pour soutenir divers projets industriels, notamment dans la Silicon Valley, des projets politiques (Patri Friedman) ou intellectuels. Il est aussi donateur pour certains hommes politiques proches des néoréactionnaires (J.D. Vance par exemple). Libertarien conservateur dès sa jeunesse, ardent défenseur de l’individualisme, il s’est battu contre le multiculturalisme qui avait cours dans les universités. Plus tard il se rapproche des néoréactionnaires, estimant que liberté et démocratie sont incompatibles. Il publie un livre en 2010, « Zero to one » dans lequel il défend l’idée que pour sortir du marasme créé par la concurrence il faut s’orienter vers la construction de monopoles, rendue possible par les prouesses de la technologie, à la recherche de « symbiose entre l’homme et la machine ».

Marc Andreessen. Fondateur de Netscape, investisseur important dans les nouvelles technologies, Andreessen investit massivement dans la candidature de Trump en 2024. Il publie en 2023 le « Manifeste techno-optimiste » dans lequel il prône une accélération dans les domaines technologiques. Tous nos problèmes viendraient de la faiblesse de notre puissance d’innovation. Pour que la technologie nous apporte un monde d’abondance et de paix la dérégulation des marchés est une nécessité indépassable. Nick Land est une de ses références essentielles.

7. Et maintenant ?

L’énigme Vance. Candidat désigné à la succession de Trump, le vice-président J.D. Vance est à la fois proche de Peter Thiel et des néoréactionnaires et aussi des intellectuels postlibéraux. Une question est de savoir si, pour conquérir l’électorat MAGA Vance parviendra à trouver une voie médiane, ou à faire une synthèse, entre ces deux tendances, comme Trump l’a réalisé.

Une diffusion internationale. Javier Milei en Argentine a été élu sur un programme libertarien qu’il met en œuvre dès son accession au pouvoir. Toutefois il faut aussi tenir compte de certains de ses proches conseillers, et parmi eux de Santiago Caputo. Très actif sur X, Caputo est entièrement convaincu par les projets néoréactionnaires.

En Europe il faut remarquer que les œuvres de Land et de Yarvin viennent d’être traduites en italien et en espagnol. En France le magazine RAGE Culture en est le principal porte-voix, traduisant régulièrement des textes de filiation néoréactionnaires et réalisant des entretiens par exemple avec Yarvin et Spandrell. La maison « Les éditions du Royaume » accueille aussi des traductions Land et de Yarvin. Différentes revues et comptes X en sont aussi des relais en France. Yarvin a rencontré Zemmour récemment. Le milliardaire libertarien et catholique Pierre-Édouard Stérin se préoccupe également de transformer l’espace politique français.

La vague illibérale. Les ambitions des néoréactionnaires vont bien au-delà de faire changer le régime politique américain, notamment en utilisant la politique étrangère des USA. Non content de trouver légitimes les prétentions russes, Yarvin recommande un retrait complet des USA de l’Europe. Alors que « l’ancienne Europe d’après-guerre était un laboratoire de la démocratie, la nouvelle Europe post-Trump doit devenir un laboratoire de la réaction ». Cette proposition datant de 2022 a depuis été appuyée par le discours de J.D. Vance à Munich en février 2025.

Le fantasme d’un monde postpolitique. Yarvin voit dans Singapour un exemple de monde débarrassé de la politique dans lequel le gouvernement est laissé entre les mains d’une élite technocratique. L’État-entreprise peut garantir une grande qualité de service à ses citoyens sans démocratie. C’est aussi le futur décrit par Quinn Slobodian (voir L’Antivol du 30 novembre 2025). Au-delà, la branche accélérationniste se débarrasse de la politique à l’aide du transhumanisme devant nous permettre l’arrivée d’un monde technocapitaliste.

Pour lire un extrait
https://www.gallimard.fr/catalogue/les-lumieres-sombres/9782073140326

Voir aussi de Gilles
https://www.lantivol.com/2025/11/la-democratie-cest-la-peste-vive-la-zone.html

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