À la une de l'Antivol

Sur « Les lumières sombres »

Fidèle lecteur et auteur de L’Antivol, Gilles nous offre ici ses notes de lecture du livre d’Arnaud Miranda « Les Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire », publié en janvier 2026 dans une coédition Gallimard-Le Grand Continent. Une synthèse précieuse et… édifiante !

(P)Résident de la République

Par Pierre Bitoun

Voici les paroles d’une chanson, librement inspirée de « Résidents de la République » d’Alain Bashung et Gaëtan Roussel. Le texte d’origine est ci-après.

M’as-tu M’as-tu M’as-tu tu tu
M’as-tu M’as-tu M’as-tu vu  

Un jour je te verrai moins  
Jusqu’au jour où je ne te verrai plus  
Un jour je voterai moins  
Jusqu’au jour où je ne voterai plus  
Un jour j’obéirai moins  
Jusqu’au jour où je n’obéirai plus  
Un jour je respirerai mieux  
Jusqu’au jour où tu ne pollueras plus

Hier dans la gare de l’autre côté de la rue
C’est à peine si tu me regardais
Tu croyais dur encore à ta lettre
Aujourd’hui tu l’as déjà perdue
Toi Résident, Résident, Résident de la République
Bientôt fini, bientôt parti
P comme particule P comme platitude

M’as-tu M’as-tu M’as-tu tu tu
M’as-tu M’as-tu M’as-tu vu

M’as-tu M’as-tu M’as-tu tu tu
M’as-tu M’as-tu M’as-tu vu

Un jour je fatiguerai moins
Peut-être le jour où tu ne t’agiteras plus
Un jour j’espérerai mieux
Peut-être le jour où la porte cèdera

Hier dans la gare de l’autre côté de la rue
C’est à peine si tu me regardais
Tu croyais dur encore à ta lettre
Aujourd’hui tu l’as déjà perdue
Toi Résident, Résident, Résident de la République
Bientôt fini, bientôt parti
P comme particule P comme platitude
R comme ridicule

M’as-tu M’as-tu M’as-tu tu tu
M’as-tu M’as-tu M’as-tu vu

M’as-tu M’as-tu M’as-tu tu tu
M’as-tu M’as-tu M’as-tu vu

Résidents de la République
par Alain Bashung et Gaëtan Roussel

J’sais pas pas pas pas
J’sais pas pas pas

Un jour je t’aimerai moins
Jusqu’au jour où je ne t’aimerai plus
Un jour je sourirai moins
Jusqu’au jour où je ne sourirai plus
Un jour je parlerai moins
Jusqu’au jour où je ne parlerai plus
Un jour je courirai moins
Jusqu’au jour où je ne courirai plus

Hier on se regardait à peine
C’est à peine si l’on se penchait
Aujourd’hui nos regards sont suspendus
Résidents résidents de la République
Où le rose a des reflets bleus
Résidents résidents de la République
Des atomes fais ce que tu veux

J’sais pas pas pas pas
J’sais pas pas pas

J’sais pas pas pas pas
J’sais pas pas pas

Un jour je te parlerai moins
Peut-être le jour où tu ne me parleras plus
Un jour je voguerai moins
Peut-être le jour où la terre s’entrouvrira
Hier on se regardait à peine
C’est à peine si l’on se penchait
Aujourd’hui nos regards sont suspendus
Résidents résidents de la République
Où le rose a des reflets bleus
Résidents résidents de la République
Chérie, des atomes, fais ce que tu veux

J’sais pas pas pas pas
J’sais pas pas pas

J’sais pas pas pas pas
J’sais pas pas pas

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