À la une de l'Antivol

Libertà, photos corses

Par Lou Hubert et La Rédaction

Dans la Médiathèque radicale de L’Antivol, il manquait un médium pourtant fort usité et populaire : la photographie. L’oubli est désormais réparé, grâce à cette mini-série corse, en noir et blanc ou couleurs, de Lou Hubert. Prises en mai-juin 2022 d’un bout à l’autre de l’île de Beauté, en pleine chaussée ou à un croisement de routes, sur un mur de village, de ville ou de couvent abandonné, ces photographies illustrent une constance de plus de deux siècles et demi, du fondateur de la République corse Pasquale Paoli aux figures contemporaines – vivantes ou défuntes – de l’autonomie et de l’indépendance. Et pour compléter ces vues de l’aspiration à la « libertà », aussi bien que se libérer des clichés qui encombrent et obscurcissent tant d’esprits îliens ou continentaux, on lira L’autre Enquête corse (L’aube, 2019) de Jean-François Bernardini, le chanteur et auteur-compositeur du groupe I Muvrini. Le fil interprétatif suivi dans cet essai, bien résumé dans son sous-titre « Le trauma Corsica-France », s’avère on ne peut plus salutaire…

Les Brèves du Satirique, septembre 2023

Par Le Satirique

L’un des membres de L’Antivol a l’esprit caustique. Sous le nom du « Satirique  », un pseudo obligé pour raisons professionnelles, il nous livre ci-dessous sa 19ème série de « brèves  », drôles et incisives. L’accès aux précédentes livraisons est, comme d’habitude, en fin d’article.

Nervosité présidentielle

À l’approche du 14 juillet, Macron a semblé très agacé qu’on vienne lui demander s’il allait ou non prendre la parole. Certains lui ont alors prescrit le remède : la prise d’une pastille.

Caste fromagère

Les choses n’ont pas traîné. Après avoir été évacué de l’Éducation nationale le 20 juillet 2023, Pap Ndiaye a été propulsé ambassadeur de la France auprès du Conseil de l’Europe le 26. Il devrait continuer d’y arborer l’air plat, obéissant et satisfait qu’on lui connaît.

Paternalisme

Le 30 juin 2023, après plusieurs jours d’émeutes, La France Insoumise de Tours a voulu calmer les esprits. Sur la page facebook du groupe, on pouvait lire ce morceau d’anthologie paternaliste, dégoulinant de bons sentiments et de petits postes au soleil électoral :

« Tristesse, colère, déception, mal-être...
« Jamais notre pays n'avait connu une telle situation depuis 2005.
« La mort de Naël est d'une violence absolue, c'est un meurtre ni plus ni moins...
« Nous appelons à la justice pour Naël et au calme dans les quartiers... ne détruisez pas vos lieux de vie...
« Les mairies et mairies annexes sont vos maisons, ne détruisez pas les lieux où les fonctionnaires enregistrent les naissances et décès et marient avec les élus vos parents et vos proches.
« Les bibliothèques sont des lieux de culture, vous avez appris à y lire vos premiers livres et vos petits frères et petites sœurs ont besoin d'apprendre à lire aussi...
« Vos commerces de proximité sont les poumons dans les quartiers, ne détruisez pas ce qui fait la vie de nos communes. »

À lire à haute voix, avec le ton idoine, l’effet est immanquable : c’est grand et ridicule à la fois…

Sexisme ligérien

Dans Tours Magazine de juillet-août 2023, on apprenait page 6 qu’un « manifeste de Loire » a été signé le 16 juin à la Maison des Sciences de l’Homme Val de Loire (MSH VdL) par « Philippe Descola, anthropologue, Charles Fournier, député de Tours, Arnaud Giacometti, président de l’université et Emmanuel Denis, maire de Tours ». Il s’agit de « prendre soin du fleuve », de poursuivre la démarche du parlement de Loire et de ses auditions, avec différents axes (représentation juridique du fleuve, dialogue entre les espèces, décolonisation des savoirs, retournement des méthodes et ingénierie territoriale...) et en perspective la formation d’un « peuple de Loire ». Il est vraiment dommage que tant de « belles » pensées ne se soient pas traduites par la présence de quelques signatures féminines au bas du manifeste. Un oubli ?

Occupy Water

Fin juillet, à Tours, quelques « activistes » de l’eau se sont installés place Jean-Jaurès, au pied de la mairie et de la fontaine. Avec tout le matériel « approprié » : banderole, écrit’eaux, colliers à fleurs tahitiens, bouées en plastique flamant rose, pneu ou… Star Wars ! Même si ce n’est pas immédiatement perceptible sur la photo, il ne fait aucun doute qu’un stress hydrique aigu est à l’origine de cette action.

Souvenir de vacances

Le site, quoique non classé, vaut assurément le détour : Le Sartre, dans le département du Cantal, est Beau à Voir

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Le consentement israélien au génocide

Nous avions déjà republié son remarquable « Reconnaître la Palestine n’arrêtera pas le génocide à Gaza, les sanctions contre Israël le feront ». Nous le retrouvons aujourd’hui, à travers ce nouvel article, toujours crucial et courageux. Il a été publié dans le numéro d’octobre 2025 du Monde diplomatique, dans une traduction de l’anglais assurée par Benoît Bréville.

Les Brèves du Satirique, novembre 2025

L’un des membres de L’Antivol a l’esprit caustique. Sous le nom du « Satirique », un pseudo obligé pour raisons professionnelles, il nous livre ci-dessous sa 30ème série de « brèves », drôles et incisives. L’accès aux précédentes livraisons est, comme d’habitude, en fin d’article.

Bloquer BASF

Le 17 novembre 2025, le site de BASF à Saint-Aubin-lès-Elbeuf était envahi et mis à l’arrêt par plusieurs centaines de membres et sympathisants des organisations précitées. On lira ici le communiqué publié le jour même et on se reportera aussi, en fin d’article, au lien vers le court-métrage « Bloquer BASF » qui retrace de l'intérieur cette mobilisation et en appelle d'autres partout dans le pays. C’est en effet seulement grâce à ce genre d’actions qu’on peut espérer en finir avec « l’industrie criminelle des pesticides » et ses innombrables ravages.