À la une de l'Antivol

Stop Pesticides : mobilisation nationale et internationale du 3 octobre 2026 à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure)

Lors d’une précédente action contre les fabricants de pesticides, ciblant BASF, le communiqué des organisations s’achevait ainsi : « Notre colère ne s’éteindra pas sans changement profond. Nous invitons paysan·nes et habitant·es à poursuivre cette mobilisation, à converger sur les autres sites de production de pesticides et à interpeller les institutions complices de ce modèle destructeur et meurtrier. C’est ensemble que nous pourrons construire une agriculture vivante et débarrassée des poisons chimiques. » D’où l’action du 3 octobre prochain, ciblant cette fois Syngenta.

On leur vend des armes… et le pire c’est qu’ils s’en servent

Disclose et La Revue Dessinée

Notre ami Le Satirique avait déjà évoqué la percutante enquête des journalistes de Disclose dans l’une de ses brèves de juin dernier, intitulée « Silence, on tue ». La voilà, avec bien d’autres investigations et réflexions consacrées aux ventes d’armes, dans une BD signée Disclose / La Revue Dessinée dont on ne saurait trop recommander la lecture. Publiée grâce à une souscription lancée au printemps, elle est en librairie – pas de commande sur Amazon, svp ! – depuis la mi-septembre et s’ouvre sur l’éditorial reproduit ci-dessous. À nous tous d’en faire, très pacifiquement, un succès de librairie.

« Je crois au courage de bâtir la paix », affirmait Emmanuel Macron à la tribune des Nations Unies, en septembre 2019. Parmi les objectifs qu’il affichait ce jour-là : « une sortie de crise au Yémen » et un apaisement entre la Russie et l’Ukraine. « Bâtir la paix, c’est une prise de risque qui consiste à ne pas simplement défendre ses intérêts », ajoutait même le chef de l’État français.

Pourtant, lorsqu’il prononce ces mots, la France fournit encore des armes à l’Arabie saoudite alors que celle-ci bombarde le Yémen depuis plus de cinq ans. Elle continue aussi à livrer du matériel militaire à la Russie au mépris d’un embargo européen et, donc, de ses propres engagements. L’année de ce discours, la France a envoyé pour 9,9 milliards d’euros d’armement hors de ses frontières.

Cynisme ? Hypocrisie ? Les belles paroles et euphémismes des responsables politiques, retranchés derrière le sacro-saint secret-défense, ne suffisent plus à faire oublier que les armes sont faites pour tuer et que les succès industriels de l’armement se font au prix de morts, de blessés, de mutilés.

En 2022, la guerre en Ukraine a remis la problématique des ventes d’armes de la France sur le devant de la scène. Peut-on continuer à fournir du matériel de guerre à n’importe quel pays ? Comment mettre un terme à l’omerta qui prévaut sur les ventes d’armes de la France ? C’est à ces questions que nous tentons de répondre tout au long des enquêtes dessinées que vous vous apprêtez à lire.

La Revue Dessinée / Disclose

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