À la une de l'Antivol

Sur « Les lumières sombres »

Fidèle lecteur et auteur de L’Antivol, Gilles nous offre ici ses notes de lecture du livre d’Arnaud Miranda « Les Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire », publié en janvier 2026 dans une coédition Gallimard-Le Grand Continent. Une synthèse précieuse et… édifiante !

Les Brèves du Satirique, avril 2021

Par Le Satirique

L’un des membres de L’Antivol a l’esprit caustique. Sous le nom du « Satirique », un pseudo obligé pour raisons professionnelles, il nous livre ci-dessous sa troisième série de « brèves », drôles et incisives. C’est peu dire qu’il faut lire les précédentes et qu'on attend avec plaisir les prochaines livraisons…

Corona-Finance

Le premier cas, en France, du variant britannique a été détecté dans l’Indre-et-Loire, à Tours, le 25 décembre dernier. Il s’agissait d’un jeune Français, résident au Royaume-Uni, revenu de Londres pour passer les fêtes de Noël dans sa famille. Asymptomatique et placé immédiatement à l’isolement, il est depuis reparti Outre-Manche pour y reprendre son travail… de trader ! On voudrait résumer l’époque qu’on ne trouverait pas mieux…

Nulmérique

Nul n’ignore l’opposition de la majorité municipale tourangelle à l’implantation de la 5G, à Tours comme partout en France. Oui, mais voilà, qu’en est-il vraiment ? Dans le numéro de janvier-février 2021 de Tours Magazine, Antoine Martin, le 14ème adjoint au maire, délégué à la transparence et à l’amélioration de l’action publique, s’épanchait sur son rôle de médiateur auprès des habitants de Tours-Nord. « Au-delà de l’aspect sanitaire et anxiogène du sujet qu’il faut régler, se pose la question de l’implantation de nouvelles antennes-relais au cœur d’îlots urbains sans nuire au paysage et au voisinage » déclarait-il. Le propos – et sa publication dans l’organe de propagande municipale – n’a évidemment rien d’innocent. Il sent fort, pour la mairie comme pour cet élu FI, un futur retournement de veste, presque aussi rapide finalement qu’une connexion nu-l-mérique.

Un vert pas poltronc

Dans le style retournement de veste, l’élu EELV Christophe Boulanger, conseiller municipal de Tours, délégué à l’exemplarité de la commande publique, et 18ème vice-président de la Métropole, délégué à la politique des mobilités et au schéma cyclable (ouf !), envoie lui aussi « du lourd ». Dans le numéro de mars-avril 2021 de Tours Magazine, il évoque l’avenir du boulevard Heurteloup : « On ne pourra pas faire cohabiter les bus, les piétons, les vélos, les voitures, peut-être un tramway demain, tout en conservant les arbres » annonce-t-il. Certains électeurs, c’est sûr, vont se sentir rouler dans la farine.

Un droit d’interpellation monarchique

Soucieux de rénover et améliorer la démocratie locale, Emmanuel Denis et sa majorité ont instauré, fin 2020, un droit d’interpellation des élus par les Tourangelles et Tourangeaux.

C’est l’article 15-2 du règlement intérieur du conseil municipal, intitulé « Suspension dans le cadre des questions aux citoyens », qui en codifie et précise la mise en œuvre. Et là, à moins que l’on se soit fait quelque illusion, on n’est pas du tout déçu ! C’est le maire qui décide des questions qui seront retenues ou pas, c’est lui qui prononce l’interruption de séance « consacrée aux interventions du public et aux réponses de l’exécutif » dont la durée maximale est « fixée à 20 minutes », c’est lui encore qui veille à ce que l’intervenant respecte le texte de sa question communiquée au préalable, par courrier ou courriel, au plus tard 15 jours avant la tenue du conseil municipal, et c’est toujours lui qui, au cas où l’intervenant s’éloigne de son texte, « assure le respect du règlement intérieur ». Et pour couronner le tout, durant les 3 mois précédant l’élection municipale, tandis que fleuriront les sondages et autres enquêtes d’opinion, on n’aura pas le droit de poser des questions : la suspension de séance « est suspendue ».

Bref, non seulement le droit d’interpellation est sévèrement encadré, les élus peuvent préparer leurs réponses langue de bois, le citoyen est prié de bien se tenir, et, même verdi, le monarque local reste le monarque local. Distribuant, comme l’élyséen, quelques miettes aux subalternes ou naïfs qui s’ignorent. « Démocratie participative », qu’ils disaient les hypocrites…

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Nous avions déjà republié son remarquable « Reconnaître la Palestine n’arrêtera pas le génocide à Gaza, les sanctions contre Israël le feront ». Nous le retrouvons aujourd’hui, à travers ce nouvel article, toujours crucial et courageux. Il a été publié dans le numéro d’octobre 2025 du Monde diplomatique, dans une traduction de l’anglais assurée par Benoît Bréville.

Les Brèves du Satirique, novembre 2025

L’un des membres de L’Antivol a l’esprit caustique. Sous le nom du « Satirique », un pseudo obligé pour raisons professionnelles, il nous livre ci-dessous sa 30ème série de « brèves », drôles et incisives. L’accès aux précédentes livraisons est, comme d’habitude, en fin d’article.

Bloquer BASF

Le 17 novembre 2025, le site de BASF à Saint-Aubin-lès-Elbeuf était envahi et mis à l’arrêt par plusieurs centaines de membres et sympathisants des organisations précitées. On lira ici le communiqué publié le jour même et on se reportera aussi, en fin d’article, au lien vers le court-métrage « Bloquer BASF » qui retrace de l'intérieur cette mobilisation et en appelle d'autres partout dans le pays. C’est en effet seulement grâce à ce genre d’actions qu’on peut espérer en finir avec « l’industrie criminelle des pesticides » et ses innombrables ravages.