À la une de l'Antivol

Publication de L’Antivol-papier n° 22, avril-juin 2026

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le nouveau numéro de L’Antivol-papier, correspondant au deuxième trimestre 2026, vient de paraître. Il est toujours gratuit et contient des articles qui, nous l’espérons, vous intéresseront autant que les précédents.

Les Brèves du Satirique, janvier 2024

Par Le Satirique

L’un des membres de L’Antivol a l’esprit caustique. Sous le nom du « Satirique », un pseudo obligé pour raisons professionnelles, il nous livre ci-dessous sa 21ème série de « brèves », drôles et incisives. L’accès aux précédentes livraisons est, comme d’habitude, en fin d’article.

Brigitte est inquiète

En ce début d’année, en effet, la question monte à l’Elysée et dans tout le pays : n’est-il pas temps de jeter le bébé et l’eau du bain ?

Mars et intox

Dans un petit livre fort instructif, Principes élémentaires de propagande de guerre (Labor, Bruxelles, 2001, dernière rééd. Aden 2022), l’auteure, Anne Morelli, en décline et en illustre dix, un par chapitre :

  1. Nous ne voulons pas la guerre
  2. Le camp adverse est seul responsable de la guerre
  3. L’ennemi a le visage du diable (ou « L’affreux de service »)
  4. C’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers
  5. L’ennemi provoque sciemment des atrocités ; si nous commettons des bavures c’est involontairement
  6. L’ennemi utilise des armes non autorisées
  7. Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes
  8. Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause
  9. Notre cause a un caractère sacré
  10. Ceux qui mettent en doute la propagande sont des traîtres

À creuser un peu le sujet, on s’aperçoit assez vite qu’il manque à ces dix principes un onzième : « S’il est possible de taire certaines guerres, c’est pas mal non plus ! ».

Religion et omission

On connaît (ou pas) les dix commandements : Tu ceci, Tu cela, Tu etc... Mais on ignore le plus souvent qu’il en existe un onzième : « Tu puniras des innocents ».

Héritage(s) du Chili d’Allende

Pour qui souhaite oublier la figure de l’idiot, mi-mou mi-salaud, actuel et veut comprendre comment se créent conscience et processus révolutionnaires – et contre-révolutionnaires, hélas… –, il y a mille leçons à tirer du film documentaire de Patricio Guzmán : « La Bataille du Chili ». Ce chef d’œuvre, en trois parties (L’insurrection de la bourgeoisie, Le coup d’État militaire, Le pouvoir populaire), est en libre accès jusqu’au 15 août 2026 sur Arte, à l’adresse https://www.arte.tv/fr/videos/116002-000-A/la-bataille-du-chili-1-3/

Le petit nucléocrate

Jean-Marc Jancovici, qui aime le pouvoir d’État, les multinationales et un tout petit peu lui-même, était l’invité de l’émission « À l’air libre » sur Médiapart, le 11 décembre dernier. Face à l’interrogation qui servait de fil conducteur, « Le Nucléaire pour sauver le climat ? », JMJ a alterné sourires, mépris, évitements et multiplié les preuves d’un cerveau décarboné au césium 137.

Sur les déchets, il ironise : « Le risque le plus important que courent les Français, je me demande si ce n’est pas de monter et descendre les escaliers, qui doit faire quelques milliers de morts par an ». Sur la santé des travailleurs du nucléaire, les sous-traitants en particulier, le pseudo-expert n’a pas grand-chose à dire sinon que « de très loin, le salarié le plus irradié de France, ce n’est pas un travailleur du nucléaire, c’est Thomas Pesquet. Parce que à chaque fois qu’il va dans la Station spatiale internationale, il se prend 200 millisieverts en 6 mois, c’est-à-dire vingt fois, euh pardon…, dix fois la dose maximale annuelle pour un  travailleur du nucléaire. ». Enfin, à propos des accidents nucléaires, il tente un improbable retour sur Terre. Via Tchernobyl d’abord qui a constitué une « bénédiction » pour la biodiversité (l’accident « a instantanément créé une réserve naturelle où sont revenus les loutres, les castors… »), puis en direction de Fukushima, où « l’évacuation » a eu des conséquences sur la santé humaine mais pas « les rayonnements ionisants » !

Mais le meilleur passage c’est de loin celui où, se voyant contesté sur cette dernière affirmation, il s’irrite et lance en parfait petit nucléocrate : « le fond de l’affaire, c’est qui est légitime pour parler de quoi ». C’est vrai qu’on se le demande…

Ça gaze, les voleurs du libéralisme !

Avant la fin du tarif réglementé, mes frais d’abonnement au gaz (hors consommation) s’élevaient à 7,13€ HT par mois. Depuis « l’offre de marché » obligatoire, ils ont bondi à 16,98€. Sans aucun changement de compteur, de puissance, de tranche de consommation prévisionnelle, etc. Juste 138% d’augmentation, chaque mois, depuis le 1er juillet 2023. Une bonne petite explosion sociale ?

Posts les plus consultés de ce blog

« Quant aux matelas posés à terre, ils doivent être immédiatement proscrits »

On dit souvent qu’on juge de l’état d’un pays à l’état de ses prisons. C’est vrai et cela l’est plus encore, après lecture de l’avis du CGLPL ci-dessous reproduit. Et depuis si longtemps la vie va, comme elle va, sans jamais y remédier. On ne saurait donc être étonné de la perte générale des libertés...

Sinon, même les miettes deviendront toujours plus difficiles à obtenir

Dans cet entretien publié en novembre 2024, l’auteur profite d’une énième attaque contre les fonctionnaires pour faire le point sur les intentions et significations de ce matraquage qui dure depuis presque un demi-siècle et pour souligner aussi combien s’avère indispensable une réponse résolument révolutionnaire, c’est-à-dire à la hauteur des violences et ravages subis par la société dans son ensemble. Tout, bien entendu, est toujours d’« actualité » !

Le consentement israélien au génocide

Nous avions déjà republié son remarquable « Reconnaître la Palestine n’arrêtera pas le génocide à Gaza, les sanctions contre Israël le feront ». Nous le retrouvons aujourd’hui, à travers ce nouvel article, toujours crucial et courageux. Il a été publié dans le numéro d’octobre 2025 du Monde diplomatique, dans une traduction de l’anglais assurée par Benoît Bréville.